9.7.09

The time has come again

J'essaie de faire abstraction que mes semaines d'été se passent à taffer au centre de loisirs. Dans 15 jours, je quitte mon Sud-Ouest chéri. L'Angleterre me manque quand je suis ici. Le Sud me manque quand je suis là-bas.
J'essaie de faire abstraction que j'ai des collègues incapables, incompétentes, qui n'aiment pas les enfants et qui boivent (cas de consience là) pour me focaliser sur les collègues qui en valent la peine, ceux que je fais rire aux éclats dès que je pose un pied dans la structure le matin, ceux qui me font m'étouffer dans le café que je prépare amoureusement deux fois par jour, ceux qui ont compris que je suis une meuf kiffante.
J'essaie de faire abstraction du travail de 7 qu'on abat à 3 pour me concentrer sur mes Schtroumpfs, sur les grands yeux et les sourires de certains quand ils se jettent sur moi pour me couvrir de bisous et de câlins. Je suis riche de toutes ces choses que je ne sais pas décrire autrement qu'en les mettant en pratique.
Je fais abstraction de certaines pensées. Je suis plutôt douée pour ça. Et ça commence à m'effrayer.

6.7.09

Understatement is a form of speech in which a lesser expression is used than what would be expected.

Je ne vais pas refaire une énième update pour tenter de raconter comment/pourqoi je kiffe mes Schtroumpfs. Je vais me répéter et je déteste ça. Je vais passer pour une espèce d'obsessive compulsive et je déteste ça. Je crois que je prends petit à petit conscience du trait que je suis en train de tirer, du sacrifice d'une vie à m'occuper d'enfants. Je pars. Je ne sais pas si je suis prête. Je l'ai toujours été et ne le serai jamais. Je sais vers quoi je me dirige tout en ayant tellement d'attentes que je finis par ne plus en avoir, par ne plus savoir. J'en ai marre de devoir parler de ça aux copines de ma mère que je croise sur le parking du supermarché quand il fait chaud, que je viens de quitter le taf et que tout ce dont j'ai besoin c'est une boîte de putains de tampons et un pack de bière, merde j'ai pas envie. Je ne sais pas ce qui m'attend mais je sais où je mets les pieds. Je ne me lancerai pas dans une complainte pathétiquement lancinante (pléonasme?) sur le fait que j'ai peur, j'ai très peur. De tout un tas de choses. Je ne mettrai pas le doigt dessus. Pas maintenant. Je ne peux pas. Et je préfère tout refouler encore et toujours. Un jour ça sortira et ça fera mal. Mais je n'y pense pas. Cercle vicieux. C'est bon, on a compris le délire. Ne me posez plus de questions s'il vous plait merci et bonjour chez vous.
C'est pour tout ça que je mets la tête sous le sable/sous l'oreiller/dans une canette de bière/dans le cou d'un Schtroumpf.
Le plan A a planté.
Le plan B a planté.
J'en suis au plan C et je n'ai pas de plan D.

3.7.09

C'est grave la crise

Je n'ai jamais parlé de mon chéri d'amour. Mon chéri d'amour est un Schtroumpf de 5 ans (enfin 6 ans depuis peu mais dans ma tête il en aura toujours 5). Mon chéri d'amour est mon chéri d'amour depuis juillet 2008. Il est tellement petit que je pourrais le mettre dans ma poche ou sous le canotier que je porte toujours quand je suis en centre de loisirs. C'est une teigne quand il a envie de faire chier le monde. C'est une boule d'énergie qui fait de supers câlins quand ça le pique (et ça le pique pas souvent) (oui mon chéri d'amour est un chieur) Je me suis occupé de lui toute cette année, tous les jours de la semaine. Je l'ai grondé, puni, caliné, embrassé.
Mais là, c'est le drame. Houston nous avons un problème. Mon chéri d'amour n'est pas au centre. Je vais faire une dépression j'ai dit à mes collègues.
Mon chéri d'amour reviendra la semaine où ma (conasse de) directrice m'envoie m'occuper des grands Schtroumpfs, ceux qui te font plus de câlins ni de bisous.
My whole world is falling apart. Au moins.

2.7.09

Californication çapuduku (sérieusement quoi)

Plus de douze heures après, je ne suis toujours pas remise de la scène de rupture entre Hank et Karen.
Oui, pour que la série continue c'était inévitable. Je sais.
Mais c'est n'im-por-teuh quoi.
Sans compter que j'ai toujours pas compris pourquoi cette conasse le largait.
Hank baby, si tu me lis, c'est whenever, wherever.

1.7.09

Entre deux


Ça va me manquer à un point que vous n'imaginez pas.

(je sais, jamais contente la meuf)


25.6.09

I don't know much but I know this for certain

Il y a quelque chose d'étrangement religieux dans le fait de regarder un enfant jouer. Je les regarde et je voue un culte à cette innocence-là, à cette insouciance qu'ils possèdent sans même la soupçonner. Ils jouent, ils sont assis au soleil, dans la terre, dans l'herbe. Peu importe. Ils sont tout entier à l'activité qui les occupent à ce moment précis. Ce moment là dont je suis témoin. Ce moment là qu'ils auront oublié sitôt qu'il sera passé. Je les contemple. Rien d'autre n'existe pour eux que ce qui est en train de se passer. Le monde autour, la journée d'hier, celle de demain, ça n'existe pas. Que feront-ils, que seront-ils dans quelques mois, l'année prochaine? Ils courent, ils jouent, ils s'élancent encore, ils tombent, ils pleurent. Des bras sont là. Une voix rassurante, une main sur leurs larmes, une autre qui désinfecte une plaie avec toute la douceur possible. Des lèvres sur leur tempe, là où les cheveux sont plus doux et plus fins, là où ils sentent bon l'enfant.
Dans un éclat de rire, une exclamation, un cri, des sanglots étouffés, ils me rappellent au maintenant que je suis devenue incapable de saisir à cause du poids des années. Parfois, quand ils glissent une petite main fragile et fraîche dans la mienne, j'essaie de retenir un peu de tout ça. Je me raccroche à ce qu'ils me donnent, au pansement que j'apose délicatement sur une cheville, aux tresses défaites qu'on me demande s'il te plaît est-ce-que tu peux avec un élastique jaune ou rose dans la main, aux larmes qu'ils sèchent dans mon cou qu'ils enserrent de leurs petits bras tremblants. Je voudrais leur dire tellement de choses qu'ils ne peuvent pas encore comprendre. Je les chéris pour ça.
Et je souris aux déclarations spontanées Marjorie je t'aime trop trop beaucoup de tout mon coeur.

23.6.09

Dans ta gueule, Princesse Audrey (j'ai envie de dire)

QOTD: Tu sens la princesse. (Sarah, 5 ans)